Comme un conte – Graham Joyce

Synopsis: 

Il y a vingt ans, une adolescente nommée Tara disparaît sans laisser de trace. Son corps n’a jamais été retrouvé, et sa famille a fini par accepter son deuil. Pourtant, le soir de Noël, on frappe trois coups à la porte. Sur le seuil se tient une jeune fille qui ressemble étrangement à Tara. Et elle a l’air toujours aussi jeune… après la joie des retrouvailles, des questions se posent. Peter, qui ne croit pas aux miracles, croit encore moins à l’histoire de sa soeur, qui prétend avoir été enlevée par des fées…

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Mon avis: 

Comme un conte est un roman qui m’avait tapé dans l’œil au moment de sa sortie début 2015. J’avais vu des avis assez mitigés et j’avais décidé d’attendre sa sortie poche. Il m’aura fallu 2 ans et demi en tout avant de réussir à finalement le lire, mais c’est enfin fait 🙂

Ce n’est pas le premier Graham Joyce que je lis, et je ne suis donc pas surprise par le style, mais je peux comprendre ceux qui ont été déroutés. C’est vrai que l’auteur écrit des livres qui paraissent plein de promesses dans les synopsis, et qui peuvent s’avérer un peu décevants, car le traitement de l’histoire décrite ne part pas dans une direction que l’on lit fréquemment :  c’est fantastique, mais très peu rythmé, l’écriture est très mature, très contemplative, avec des niveaux de lecture variés. L’ambiance qui s’en dégage (qui n’est pas spécifique à ce roman-là, mais à tous les romans de l’auteur que j’ai pu lire jusqu’à présent) est très particulière, le temps semble couler au ralenti, on ne parvient pas à savoir véritablement si le texte est fantastique ou s’il y a une explication rationnelle, c’est très mystérieux, très ancré dans le quotidien tout en ayant un point de départ surnaturel – ou pas.

Dans Comme un conte, Graham Joyce nous raconte l’histoire de Tara, qui sonne chez ses parents un jour de Noël. Sauf que Tara avait disparu il y a 20 ans, quand elle était adolescente, et qu’elle n’a pas pris la moindre ride… A l’époque, tout le monde l’avait cru morte, son petit ami avait été suspecté, ses parents étaient dévastés. Le roman explore donc les réactions que vont avoir ses proches face à cette réapparition soudaine (essentiellement son frère et son ancien petit ami), son histoire (elle prétend avoir passé 6 mois chez les fées) que personne ne croit, et les déductions du psychiatre qu’on la force à aller consulter.

Le récit et les points de vue sont donc multiples : nous avons des chapitres racontés par un narrateur extérieur, ceux écrits du point de vue de Tara (durant lesquels elle raconte ce qui lui est arrivé pendant son absence), ceux du point de vue de Richie (l’ancien petit-ami), et ceux du psychiatre (qui dicte ses compte-rendus de consultation en tentant d’établir un diagnostic sur le cas de Tara). Il y a aussi une sous-intrigue avec un des neveux de Tara qui essaie d’aider une vieille dame. Bref, intrigue à tiroir où les multiples points de vue nous permettent d’avoir une vision d’ensemble. Le tout a quelque chose de très nostalgique, un peu hippy, et d’indéniables qualités littéraires, auxquelles on accroche ou pas. C’est plutôt positif pour moi, même si c’est vrai qu’un traitement différent aurait pu être intéressant aussi. J’ai trouvé fascinant le récit de Tara et l’univers des fées est une mythologie que j’aime retrouver / découvrir en littérature fantastique. Pourtant, le récit est également très terre à terre. C’est vraiment un auteur qu’il faut lire pour s’en faire sa propre idée je pense.

En résumé: 

3 réflexions au sujet de « Comme un conte – Graham Joyce »

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