L’insoumise (The rose saga, tome 1) – Jennifer Donnelly

Synopsis: 

A la fin du XIXe siècle, à Londres, dans le quartier populaire de Whitechapel, près des docks où s’organise la grève des ouvriers, la jeune Fiona travaille dur à la fabrique de thé. Son projet ? Economiser assez d’argent pour ouvrir une petite épicerie avec son fiancé, Joe. Mais son rêve s’évanouit le jour où Joe la quitte, séduit par la fille d’un riche marchand. Après cette trahison et la mort tragique de ses parents, Fiona décide d’embarquer pour New York où la révolution industrielle autorise les espoirs les plus fous. Et sur le paquebot qui l’emmène vers un monde en plein essor, elle se promet de revenir un jour en Angleterre, auréolée de succès…

image9 bis

Mon avis: 

L’insoumise est un roman historique dont j’ai lu de bons avis et qui m’intéressait, mais sans plus – ça n’était pas une lecture prioritaire. Ca fait donc 6 mois qu’il attend dans ma PAL que je daigne le choisir… c’est chose faite, et j’ai été bien bête de ne pas l’en sortir plus tôt – c’est un coup de coeur !

Cette fresque historique de Jennifer Donnelly regroupe tous les ingrédients du genre pour en faire un excellent moment de lecture : du drame, un contexte historique intéressant, une héroïne forte, une tension romanesque évidente.. certains lui ont reproché un petit côté fleur bleue, mais – je l’avoue –, c’est un peu ce que je recherche en lisant ce type de roman, donc ça ne me dérange pas !

Le synopsis en dévoile un peu trop je trouve (comme souvent). Nous sommes à Londres, dans le quartier pauvre de Whitechapel, en 1888. Ca vous rappelle quelque chose ? c’est normal, pour ceux que ça intéresse, c’est la période et l’endroit où avait frappé le fameux Jack L’éventreur à l’époque. Je me doutais donc qu’on allait le retrouver en toile de fond, et ça n’a pas loupé. Premier bon point – je trouve l’histoire autour de ce tueur (et le mystère qui entoure toujours son identité) fascinante, et j’étais ravie que l’auteure l’intègre au contexte historique de son récit.

Au début, on suit Fiona et Joe, deux jeunes de 17 et 19 ans amoureux mais vivant très modestement avec leurs familles dans le quartier de Whitechapel donc. Ils mettent de l’argent de côté tous les deux pour ensuite acheter une boutique, mais Joe se voit rapidement proposer un poste de vendeur dans une entreprise en vue ; en même temps, le père de Fiona se lance dans la lutte syndicale pour donner de meilleures conditions de travail aux dockers. Le début du livre pourrait paraître longuet (d’autant que le livre en lui-même fait plus de 800 pages) mais il prend le temps de poser ses personnages et ça ne m’a pas du tout gênée. Les drames vont ensuite  s’enchaîner pour Fiona, qui se voit contrainte de partir en Amérique…

Je vous le disais plus haut, l’héroïne m’a particulièrement plu, c’est une battante qui ne se laisse pas abattre et qui fait tout pour atteindre ses objectifs, sans jamais oublier d’être agréable. C’est une femme forte et moderne pour son époque et j’ai adoré la suivre (même si j’ai souvent eu le cœur serré pour elle). J’ai aussi beaucoup aimé découvrir la fin du XIXème siècle, la révolution technique, le début de la mondialisation, des entreprises modernes, de la lutte des classes et du syndicalisme, et le fantastique essor économique qui pouvait en découler pour ceux qui parvenaient à tirer leur épingle du jeu. Ca m’a pas mal fait penser à La marque de Windfield, un roman de Ken Follett que j’adore, ou, dans le même genre, Le pays du nuage blanc de Sarah Lark. J’ai un peu moins apprécié Joe, car il passe un peu pour un ‘faible’, mais ce n’est pas non plus le sujet du roman donc tant pis :). De plus, l’écriture de l’auteure est très agréable, les chapitres s’écoulent sans qu’on les voie passer.

En résumé, si vous appréciez les fresques historiques, clairement, je vous le conseille !

En résumé: 

7 réflexions au sujet de « L’insoumise (The rose saga, tome 1) – Jennifer Donnelly »

  1. Ping : L’ange de Whitechapel (The rose saga, tome 2) – Jennifer Donnelly | Les chroniques de Totoro

  2. C’est vrai que Jennifer Donnelly parvient à nous brosser un portrait absolument vraisemblable de cette fin de XIXème siècle anglais…sa saga familiale entre Angleterre et Etats-Unis, avec des héroïnes féminines inoubliables est assez addictive, malgré ses défauts. J’avoue que, dans L’Insoumise, l’ascension fulgurante de Fiona m’a semblé un peu trop fulgurante, justement, pour être crédible mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé et le premier tome m’a donné envie de lire le deuxième, donc c’est bon signe ! Et j’ai encore plus aimé L’Ange de Whitechapel. Peut-être L’Indomptable sera-t-il un coup de coeur ? 😛

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *