De velours et d’acier (Victorian Fantasy, tome 2) – Georgia Caldera

Synopsis: 

Dans les Bas-fonds de Néo-Londonia, Léopoldine se bat depuis des années pour survivre. Lorsque le groupe auquel elle appartient maltraite un enfant, elle décide de se rebeller, quitte à affronter la colère de la Guilde des Voleurs. Dorénavant, elle ne laissera plus rien ni personne lui barrer la route. Augustin, lui, a toujours mené une existence fastueuse et insouciante, résigné à subir en parallèle l’écrasante emprise de sa mère, la Reine Victoria au règne sans fin. Mais il tombe de haut quand, pour la première fois, il refuse de se conformer à ses plans aussi tortueux que mystérieux. Car, s’il est un prince dont la fonction n’est que titre, c’est lui. Le jeune homme devra résister et fuir pour s’affranchir du joug de la souveraine et embrasser sa destinée. Une rencontre qui pourrait bien tout bouleverser… mais la liberté ne s’obtient jamais sans sacrifice.

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Mon avis: 

Près de deux ans après ma lecture du premier tome, je retrouve la nouvelle saga de fantasy de Georgia Caldera avec la suite, De Velours et d’Acier. C’est une belle brique de 800 pages (je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi épais en l’achetant ^^) qui m’a tenue éveillée une bonne partie de la nuit, puisque je l’ai commencé hier soir à 23h30 et que j’ai lu jusqu’à 4h du matin, et je l’ai terminé en me réveillant 🙂 Et en général, dans ces cas-là, c’est que j’accroche bien!

De velours et d’acier se déroule dans le même univers que Dentelle et Nécromantie, mais avec des personnages différents. Ceux du premier tome apparaissent très rapidement au tout début et à la toute fin, mais cette nouvelle intrigue n’est pas du tout axée sur eux et je pense que ça ne doit pas être trop compliqué de lire celui-ci sans avoir lu le premier. On retrouve donc un monde alternatif au nôtre, mêlant fantasy et steampunk, où l’Angleterre est devenue Néo-Britannia et Londres, Léo-Londonia. La Reine Victoria est au pouvoir depuis 800 ans, et deux formes principales de magie sont à l’oeuvre: les Nécromanciens (qui contrôlent les morts – cf premier tome), et ceux qui contrôlent et animent les animaux mécaniques (qu’on va plus découvrir dans ce tome).

C’est dans ce contexte qu’on retrouve Augustin, le fils de la Reine déjà présent dans le tome 1 (dont, à ma grande honte, je n’avais aucun souvenir – mais ça ne m’a pas gênée à la lecture). Je me souvenais que la Reine Victoria était tyrannique et cruelle, mais je ne me rappelais vraiment pas de son fils, qu’elle veut absolument marier de force. Quand, après toute une vie de brimades et de soumission, il parvient enfin à lui tenir tête, la Reine le fait enfermer et ‘torturer’ – et c’est là que l’histoire commence vraiment: pendant cette séance de ‘torture’ (dont je vous laisse découvrir la nature), Augustin révèle des capacités insoupçonnées (c’est le moins qu’on puisse dire) et parvient à s’échapper. Dans sa cavale, il fera la rencontre de Léopoldine, qui se fait passer pour un homme dans la Guilde de Voleurs qui lui permet de survivre (et où les femmes ne sont pas acceptées). En plus de son identité cachée, la jeune femme est affublée d’une malédiction liée à la rune tatouée sur son cou: quiconque la touche meurt…

Encore une fois, j’ai vraiment beaucoup aimé cet univers mêlant fantastique, fantasy, historique et steampunk. Dans le premier tome, je trouvais que la romance empiétait trop sur le reste et qu’on en savait trop peu sur le monde environnant et les enjeux; ici, c’est un point négatif qui s’est très nettement estompé, déjà parce qu’avec 300 pages de plus, l’auteure a eu le temps de plus détailler son univers justement, et ensuite parce que la romance occupe un peu moins de place. Pour le coup, il y a d’autres enjeux et on rentre vraiment plus dans le fond des choses, notamment en ce qui concerne la Reine. Si le premier tome était construit autour de la nécromantie (dont je trouvais justement qu’on ne savait pas grand chose à cause de la place importante de la romance), ici, avec le personnage de Léopoldine qui est méta-magicienne, on découvre un autre pan de la magie de ce monde, celle des animécaniques. La nécromantie n’apparait pour ainsi dire plus (mais j’imagine qu’on la retrouvera dans la suite, maintenant que les deux formes principales de magie ont été présentées?).

J’ai aussi apprécié que la romance prenne un peu moins de place que dans le premier, ce qui m’amène au principal point négatif de la saga je trouve: quand je lis de l’imaginaire, j’aime que l’histoire soit vraiment ancrée autour de ça, et quand je lis une romance, idem. Là, on est vraiment dans une intrigue hybride entre romance et imaginaire, et j’ai l’impression que l’auteure n’a pas réussi à choisir entre les deux, du coup, côté imaginaire, pour moi ça pêche encore un peu (même si c’est plus développée dans ce second tome). La romance prend un peu trop de place et ne permet pas à l’univers (assez génial franchement) de se développer totalement, et c’est dommage. Ici, le premier tiers du roman prend le temps de poser le contexte et les personnages, mais le deuxième tiers est presque exclusivement de la romance (j’en arrivais à me dire que je ne voyais pas pourquoi l’auteure avait pris tant de temps à poser des bases dans les 300 premières pages si c’était pour tout lâcher ensuite). Par contre, dans le dernier tiers, on a un mélange des deux, grâce à un twist que je n’avais franchement pas vu venir, et j’ai beaucoup aimé la tournure des évènements pour les deux personnages dans cette dernière partie du roman.

J’ai aussi été fascinée par un personnage inséré de ci-de là entre les points de vue alternés de Léopoldine et Augustin, à savoir Anton. Il apparait peu, mais chacune de ses apparitions est pleine de promesses et de mystères justement sur la nature de l’univers dépeint, et j’espère que Georgia Caldera répondra aux interrogations soulevées par ce personnage dans la suite!

Petit bémol que j’avais déjà soulevé pour le premier tome, les prénoms des personnages: l’auteure doit avoir un faible pour les prénoms décalés et rétro mais j’avoue que de mon côté je n’accroche absolument pas à ses choix à ce niveau-là. Que ce soit dans Les larmes rouges ou dans cette nouvelle série, les prénoms ne passent pas du tout. Léopoldine, moi ça m’évoque une vieille grand-mère, pas une jeune femme magnifique et pleine de fougue. Et je peux dire la même chose pour à peu près tous les prénoms. C’est un détail mais c’est vrai que j’ai beaucoup de mal à adhérer totalement aux personnages quand je trouve que leurs prénoms ne conviennent pas.

Au final, un avis franchement positif pour ce roman que j’ai dévoré en quelques heures malgré ses 800 pages; le style de Georgia Caldera ne change pas, il est très plaisant, son univers est super intéressant (même si pas assez développé à mon goût, mais ça s’améliore), l’intrigue est surprenante, bref, un bon cru! Il faut juste bien avoir en tête que ce n’est pas un simple roman de fantasy / steampunk, mais vraiment plus une romance dans un univers fantasy / steampunk. Pour ma part j’accroche plus à l’univers qu’aux couples dépeints, mais l’ensemble reste vraiment pas mal et j’ai hâte d’avoir les réponses aux questions que je me pose dans la suite!

En résumé: 

4 réflexions au sujet de « De velours et d’acier (Victorian Fantasy, tome 2) – Georgia Caldera »

  1. J’ai découvert l’auteure avec le premier tome et j’ai gagné le second lors de la dernière masse critique Babelio donc j’ai hâte de le recevoir ! J’ai malgré tout lu ton avis en détail car je voulais savoir à quoi m’attendre et je pense que ça peut me plaire, notamment si la romance est légèrement plus en retrait que dans le premier. Dans tous cas les cas, je pense que ça sera une lecture bien prenante ! 😀

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