Ceux qui n’oublient pas (Chaos, tome 1) – Clément Bouhélier

Synopsis: 

Paris, gare de Lyon. Une jeune femme brise une éprouvette et libère un virus inconnu qui se nourrit de la mémoire et frappe sans distinction d’âge, de sexe ou de milieu social. Peu à peu, les infectés perdent toute capacité à penser et à agir. Malgré les mesures gouvernementales, l’épidémie se répand dans le pays, et même au-delà. Bientôt, le monde se peuple de « zombies », coquilles vides, errantes, répétant le même geste à l’infini. Au milieu des décombres survivent quelques miraculés, des immunisés. Parmi eux, Chloé, Phil’, Claudy et Arthur. Ils n’ont rien en commun et ne se connaissent pas. Pourtant, une voix mystérieuse leur souffle de se rencontrer. Dans cette France en proie au chaos, ils doivent découvrir qui a déclenché la pandémie et, surtout, mettre fin à son œuvre de destruction.

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Mon avis: 

Le premier tome de Chaos me fait de l’oeil depuis sa sortie l’an dernier. Du post-apocalyptique à Paris, c’est suffisamment rare pour qu’on s’y intéresse 🙂 et la couverture est superbe je trouve.

La fin du monde de Clément Bouhélier, c’est un genre de virus qui transforme les gens en coquilles vides: les malades oublient progressivement tout, jusqu’à ne plus se souvenir de se nourrir. Si personne ne les force à manger, ils restent sur place jusqu’à mourir de faim et de soif. Zombies? pas vraiment, dans le sens où ils ne sont pas agressifs et ne mangent pas les gens qui les entourent. Pourtant, ils sont bien « décérébrés » comme ce qu’on attend du zombie moyen, et sont bien contagieux. L’origine de la contagion justement, c’est une éprouvette pleine de la maladie qui est lâchée à la gare de Lyon et dont le contenu va peu à peu se répandre dans Paris, puis partout ailleurs. Au début, les signes passent inaperçus: les malades souffrent de gros maux de tête. Mais les migraines ne passent pas et l’opinion publique finit par réaliser qu’en prime, les atteints se transforment petit à petit en légumes. Le temps que l’on comprenne ce qui se passe, il est trop tard. Le monde s’éteint progressivement.

Mais comme pour toute maladie, certains semblent immunisés… Ici, il s’agit de 4 personnages: Claudy, un jeune retraité d’une soixantaine d’années; Philibert, un adolescent dont le meilleur ami a été le tout premier à succomber; Chloé, une actrice porno; et Arthur, un attaché parlementaire qui partage son temps entre Paris et Besançon. D’une façon où d’une autre, ils vont tous être informés qu’ils doivent trouver « L’étoile »… mais de quoi s’agit-il au juste? Réponse dans le tome 2.

J’ai passé un super bon moment avec Ceux qui n’oublient pas. Comme je le disais en intro, le simple fait que le récit se déroule en France à Paris, c’est cool. Je connais les endroits dont parle l’auteur et ça permet d’être encore plus immergé dans l’histoire (en comparaison avec tous ces récits post-apo qui se passent en général aux US). Et le fait que les ‘zombies’ n’en soient pas vraiment, ça rend le récit un peu plus proche de nous, plus crédible et plus humain. Ca fait froid dans le dos, j’adore :). Le temps de réaction des structures gouvernementales et la prise de conscience de la population sont finalement ce qui m’a le plus effrayée: ça paraît tout à fait possible.

On s’attache aux différents personnages et à leur quotidien qui se délite petit à petit. Ils sont tous plutôt solitaires dès le départ et, comme les autres, ne prennent pas tout de suite la mesure de ce qui se passe. L’auteur nous met aussi en présence de deux autres personnages / entités, du côté des instigateurs de ce « chaos »: la femme qui a lâché l’éprouvette à l’origine de tout au début du livre, femme qui, si on lit entre les lignes, n’en est pas vraiment une (mais dans ce cas, qui est-elle et qu’est-elle exactement?), et un autre, encore plus mystérieux. Le côté « maladie inconnue » pourrait faire pencher le récit côté science fiction, mais on a rapidement des éléments qui font pencher plutôt le tout vers du fantastique je trouve, à éclaircir avec la suite, puisque nous restons finalement sur notre faim côté explications à la fin de ce premier volet.

Ce qui m’a un peu gênée finalement, c’est le schéma vraiment trop classique de cette « fin du monde » dans son déroulement; pour le genre, c’est très conventionnel, ça manque un peu d’originalité, et c’est dommage.

Mais dans l’ensemble, c’est une lecture vraiment sympa que je recommande 🙂

En résumé: 

4 réflexions au sujet de « Ceux qui n’oublient pas (Chaos, tome 1) – Clément Bouhélier »

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