La cité des miroirs (Le passage, tome 3) – Justin Cronin

Synopsis: 

En 122 apr. V., soit 122 ans après l’apparition en Amérique du Nord d’un virus qui a décimé la population, la vie semble reprendre ses droits. Ce virus, à la suite d’une expérience gouvernementale, a été inoculé à douze personnes, qui, transformées en monstres assoiffés de sang, ont propagé le mal. Mais quelques poches de population ont réussi à combattre et à éliminer les Douze, mettant un terme à un siècle de terrifiantes ténèbres. Les survivants sortent de derrière leurs hauts murs, déterminés à reconstruire leur société, et osent désormais rêver d’un futur meilleur. Mais est-ce la fin du cauchemar ou une simple accalmie avant le déchaînement d’autres forces obscures ? Loin d’eux, dans une métropole à l’agonie, le Zéro attend. Le Premier. Le père des Douze. L’angoisse qui a brisé sa vie humaine le hante, et la haine qu’a engendrée sa transformation le brûle. Seule pourrait l’apaiser la mort d’Amy – le dernier espoir de l’Humanité, La Fille de nulle part – qui a grandi pour se dresser contre lui. Une ultime fois, la lumière et l’ombre vont s’affronter. Amy et ses amis iront au-devant de leur destin.

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Mon avis: 

Ca va être compliqué de donner un avis sur La cité des miroirs. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le dernier tome d’une trilogie démarrée en 2011, Le passage. Le deuxième était sorti en 2013… et ça fait donc 4 LONGUES ANNEES que les lecteurs attendaient désespément une suite! Autant dire qu’il y en a très certainement qui auront lâché l’affaire entre temps. Je fais de mon côté partie des acharnés qui voulaient à tout prix découvrir la fin de cette saga post-apocalyptique; ni une ni deux, quand j’ai su que la sortie française aurait lieu plus tôt qu’initialement annoncé (j’avais lu que ça ne devait sortir qu’en juin 2017, finalement c’était en librairie dès jeudi dernier), je me suis ruée dans la première librairie que j’ai trouvée jeudi midi (bon OK, chez Gibert, je n’étais pas loin ce jour-là): après 4 ans d’attente, il était hors de question que j’attende une seule journée de plus pour mettre la main dessus!

La cité des miroirs, c’est donc une belle brique de 800 pages en grand format (on sera sûrement autour des 1000 pour le format poche du coup). Le livre est à la hauteur des deux premiers tomes et nous offre une belle conclusion – de là à savoir si ça valait le coup d’attendre 4 ans, je ne suis pas sûre, mais passons.

En très résumé, dans les premiers tomes, un virus s’est abattu sur la planète, tuant ou transformant en espèces de zombies la quasi totalité de la population. Il y a eu le tout premier infecté, le Zéro, qui a à son tour infecté 12 gros méchants, devenus les Douze, qui ont ensuite transmis le virus au reste du monde. Une enfant, Amy, semblait être la clé de tout. Dans ce tome ci comme dans les précédents, on mélange les époques, le récit est divisé en plusieurs grandes parties. On va alterner entre la découverte d’un bateau à la dérive environ 100 ans « après V » (comprendre, après le virus qui a anéanti la planète) avec les personnages du deuxième tome, puis une période encore 20 ans après ça, un futur lointain (1000 ans après V), et le passé du Zéro (dont on découvre l’histoire), entre les années 80 jusqu’à son infection.

Je dois avouer que déjà quand j’avais lu le tome 2 en 2013, je ne me rappelais pas de grand chose des détails du premier tome et j’avais eu du mal à me replonger dedans. Autant vous dire que cette fois, après 4 ans, mes souvenirs étaient plus que lacunaires et j’ai eu un mal fou avant d’entrer dans l’histoire. Je mélangeais tout le monde, je ne me rappelais plus trop qui était qui, ce qui leur était arrivé à chacun, et ça m’a plombé le début de ma lecture. Si vous souhaitez le lire, je vous conseille de relire les précédents avant. Il y a bien un rappel des évènements des deux premiers dans les premières pages, mais c’est une saga tellement dense que même avec des rappels, je ne me souvenais pas de tout et ça ne m’a pas suffi. Il faut aussi savoir que c’est une saga très riche, très travaillée, avec non seulement plusieurs époques mais également pas mal de personnages, donc l’idéal est vraiment de ne pas faire comme moi en laissant plusieurs années entre la lecture de deux tomes…

En terme de post-apo, on est quand même ici dans un chef d’oeuvre du genre. (Par certains aspects, ça me rappelle Le Fléau de Stephen King pour ceux qui connaissent). C’est fouillé, creusé, dense, on sent un incroyable travail de l’auteur au niveau de la cohérence de son univers. C’est vraiment le genre de lectures que j’apprécie en imaginaire (bien plus que la plupart des sagas young adultes, trop superficielles pour moi), un vrai régal pour les amateurs.

La centaine de pages sur l’histoire du Zéro fait un drôle d’effet car on passe d’un monde post-apocalyptique aux années fac d’un étudiant d’Harvard à la fin des années 80, et le contraste est saisissant, c’est très curieux, on en oublierait presque que c’est un récit dans le récit. J’ai aussi énormément apprécié le long épilogue (une cinquantaine de pages), qui permet de donner une vision vraiment globale et un recul incroyable aux évènements de la trilogie; c’est une vraie fin, le genre que j’aimerais trouver dans plus de romans. L’auteur a vraiment pris le temps de réfléchir à son univers et au point final qu’il voulait donner à son histoire magistrale.

Au final, mon seul regret sur cette trilogie, c’est le délai qu’il y a eu entre les tomes, qui m’a un peu ruiné le début de mes lectures des tomes 2 et 3. Je suis persuadée que si j’avais lu tous les livres à la suite, j’aurais encore plus apprécié la saga – là, je suis sûre qu’il y a des éléments qui m’ont échappé. En tout cas, pour tous les amateurs de post-apocalyptique, cette trilogie est vraiment un must-read 🙂

En résumé: 

5 réflexions au sujet de « La cité des miroirs (Le passage, tome 3) – Justin Cronin »

  1. Je rejoins Chess, cette saga me fait de l’oeil depuis des lustres mais quand on voit les pavés que c’est, ça rebute toujours un peu ^^ Ton avis donne vraiment envie de s’y attaquer 🙂

  2. je les mettrais bien moi aussi dans ma PAL.
    Ton avis est une invitation à lire cette trilogie . En tout cas il donne envie !
    Bon, j’attends que ma liste diminue avant , mais je ne vais pas les oublier .

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