Comment Blandin fut perdu – Jean-Philippe Jaworski

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Synopsis: 

Pour avoir dessiné encore et encore, avec un talent ensorcelant, le visage de madone d’une jeune moniale aux yeux verts, le novice Blandin est chassé du monastère de Havreval. Le jeune enlumineur entame alors sur les routes du Vieux Royaume son apprentissage auprès d’Albinello, talentueux peintre sur fresque itinérant. Blandin dépassera-t-il son obsession amoureuse? Et l’élève surpassera-t-il le maître?

Dans un univers de fantasy d’une richesse rare, deux récits pour découvrir le talent exceptionnel de Jean-Philippe Jaworski.

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Mon avis: 

C’est un de mes collègues, qui sait que je lis beaucoup, qui m’encourage depuis un petit moment à me lancer dans Gagner la guerre de Jaworski. Je ne connais pas du tout cet auteur, mais le collègue en question lit beaucoup de fantasy (plutôt ‘pure’ on va dire) alors que moi ce n’est pas trop ma came… j’ai donc ajouté son livre dans ma WL, mais ce n’est pas la priorité des priorités pour moi. Pour me convaincre, il m’a ramené la semaine dernière ce livre très court (130 pages), un recueil de deux nouvelles qui se déroulent dans le même univers que Gagner la guerre, en me disant que ça me permettrait de découvrir la plume de l’auteur et déjà me faire une idée (est-ce que ça peut me plaire ou pas?).

130 pages plus tard, je dois avouer que je ne suis pas franchement convaincue. Alors, oui, l’auteur écrit effectivement très bien, il a un vocabulaire phénoménal (j’avais rarement lu ça, certaines pages je devais checker le dico plusieurs fois), et des qualités littéraires indéniables. Pour autant, j’ai justement trouvé ça presque trop, surtout dans la première nouvelle; j’avais l’impression que l’auteur s’écoutait vraiment parler, qu’il enchaînait les tournures alambiquées pour se convaincre qu’il pouvait le faire plutôt que pour servir son récit (qui s’en retrouve en fait alourdi).

Côté histoires, la première nouvelle (à peu près 50 pages) nous raconte l’histoire de l’attaque / du siège d’une ville par des sortes de chevaliers (c’est de la fantasy donc l’univers est imaginé, mais ça ressemble très fortement à notre Moyen Age). Autant être honnête: je me suis profondément ennuyée à la lecture, on est plongé dans l’action sans aucune présentation préalable du contexte, des personnages ou de l’univers, donc j’étais perdue dès le démarrage. OK, c’est une nouvelle, mais ça n’empêche que je trouve qu’il n’y avait pas le minimum syndical à ce niveau-là.

La seconde nouvelle (qui donne son titre au livre) est bien plus digeste. Plus longue (80 pages), elle nous raconte l’histoire d’un peintre en bâtiment (ou son équivalent Moyen-Âgeux) et de son apprenti Blandin, obsédé par une jeune fille qu’il n’a pas vu depuis plusieurs années et qu’il représente désormais partout. Pour le coup, là, il y a un peu plus d’explications, j’ai trouvé le style de l’auteur moins lourd, et mis à part les noms des lieux, j’avais vraiment l’impression d’être au Moyen-Age. Sans que je sois transportée, j’ai passé un meilleur moment qu’avec la première nouvelle, mais je reste quand même circonspecte. Je lirai Gagner la guerre pour me faire une seconde opinion sur l’auteur mais je crains un peu…

En résumé: Image4

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