Nos jours heureux – Ji-Young Gong

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Synopsis: 

Yujeong a le cœur en miettes lorsque sa tante Monica, qui est religieuse, l’emmène à la Maison d’arrêt de Séoul visiter un condamné à mort. Rien ne semble pouvoir rapprocher une jeune désespérée de bonne famille d’un triple meurtrier, et pourtant…  Au fur et à mesure de leurs rencontres, ils vont se raconter avec sincérité leurs « vraies histoires », affronter les ténèbres et découvrir les lumières éblouissantes au sein de ces ténèbres, réparer leurs âmes meurtries.

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Mon avis: 

Ma lecture de ce roman est à rattacher à deux de mes résolutions de début d’année: lire plus de contemporain (je suis en plein dedans) et découvrir des auteurs étranger (en l’occurrence, une auteur coréenne). J’avais été intriguée par la couverture du livre, par le titre (j’adore le film français du même nom) et les critiques étaient élogieuses sur la toile, donc je me suis lancée. Malheureusement, je ressors franchement déçue de ma lecture 🙁

C’est l’histoire d’une coréenne d’une trentaine d’année qui vient d’une famille aisée, qui n’a jamais fait grand chose de sa vie et qui ne va pas bien; on la découvre après sa troisième tentative de suicide sans vraiment comprendre ce qui peut bien la miner ainsi. Sa tante, religieuse, lui propose de l’accompagner une fois par semaine pendant un mois à la prison, où elle rend visite à des condamnés à mort. Elle accepte et rencontre donc Yunsu, un des prisonniers. D’abord contrainte et forcée par la promesse qu’elle a faite à sa tante, elle finira par trouver elle-même dans ces visites et ses discussions avec Yunsu bien plus que ce qu’elle était venue chercher.

Je pense qu’une grosse partie de mon ressenti négatif vient très probablement de la traduction. Pour avoir lu quelques autres auteurs asiatiques (même si c’est mon premier livre coréen) j’ai toujours une impression diffuse de gêne en lisant, je ne saurais pas bien mettre le doigt dessus précisément, mais le style me dérange. Je ne suis pas sûre d’ailleurs que ce soit la faute des traducteurs ou si c’est vraiment la façon dont est écrite le texte de base qui ne me convient pas. En tout cas, je trouve l’ensemble assez lourd, empesé, manquant terriblement de rythme, avec une chronologie par toujours hyper nette, bref, j’ai eu du mal. (Peut être que les langues asiatiques sont tout simplement différentes du français au point que leurs tournures ne puissent se traduire efficacement? je ne sais pas.)

J’ai aussi eu du mal avec l’héroïne; au début, on ne comprend pas pourquoi elle va si mal. On finit par l’apprendre dans le dernier tiers du livre: oui, elle a une vraie raison. Mais même si je trouve ce qui lui est arrivé horrible, je ne sais pas si ça justifie pour moi 3 tentatives de suicide des années après et une personnalité capricieuse et imbuvable. Quant à Yunsu, je ne suis pas convaincue par le côté « repenti complètement »: même si au final il n’est pas coupable de ce dont on l’accuse, il reste loin d’être un enfant de coeur et sa relation avec Yujeong ne m’a pas parue hyper crédible vu le peu de temps qui s’est écoulé depuis son entrée à la prison. Par contre, les chapitres « cahier bleu » (qui alternent avec ceux de Yujeong, bien plus longs) ont été les passages du livre que j’ai préférés. Brefs, bruts de décoffrage, ils sonnaient beaucoup plus juste et je regrette qu’ils aient été si courts par rapport aux pages concentrée sur Yujeong.

Pourtant, sur le fond, je peux tout à fait comprendre que le texte trouve son public, il brasse des thèmes touchants (en vrai, la peine de mort, le viol, l’amour, la culpabilité, le suicide…, et cette question: naît-on mauvais ou le devient-on?), et la relation qui s’établie entre Yujeong et Yunsu est vraiment belle. Mais pour ma part, je n’ai franchement pas accroché (j’en attendais probablement trop vu les critiques que j’avais lues avant..).

En résumé: Image1

Il y a une adaptation qui est sortie en 2006:

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