Les âmes brûlées – Andrew Davidson

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Synopsis: 

Que feriez-vous si vous vous réveilliez sur un lit d’hôpital, le corps brûlé et couvert de cicatrices? Il ne vous resterait qu’à attendre la mort. A moins qu’un ange passe votre porte… C’est le destin hors norme du héros des Âmes brûlées. L’accident terrible qui le met sur la voie mystique de sa rédemption. Et le début d’une aventure hallucinante, du Moyen Âge à nos jours, de l’enfer à l’amour.

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Mon avis:

J’ai été intriguée par le résumé en le voyant dans les lectures d’une amie sur Livraddict; je n’avais jamais entendu parler de ce livre et j’ai voulu tenter. Je dois dire que je ne m’attendais pas à une histoire de ce genre: le roman est très particulier.

On suit l’histoire d’un homme qui va avoir un grave accident de voiture et qui atterrit à l’hôpital dans le service des grands brûlés. Les 100 premières pages nous racontent alternativement son passé (de son enfance difficile à ses années d’acteur porno sous cocaïne, il fallait le trouver) et ses soins à l’hôpital. J’étais plus intéressée par la partie soins (comme d’habitude, le côté médical me passionne): le personnage en lui-même m’a été complètement antipathique. Petit à petit, on va découvrir des personnages secondaires: son médecin, le psy de l’hôpital, sa kiné, et surtout, Marianne Engel.

Marianne est une patiente du service de psychatrie; notre homme ne peut qu’essayer de deviner de quoi elle souffre et ses hypothèses se penchent sur la schizophrénie ou un trouble maniaco-dépressif. A la limite, on s’en fiche: l’important, c’est que Marianne va devenir le personnage le plus important du livre. Elle s’attache à notre grand brûlé et, du haut de ses névroses (mais sont-ce réellement des névroses?), elle explique au narrateur qu’elle a 700 ans et qu’elle l’a connu au Moyen-Âge. Après une alternance de chapitres passé/présent et soins du héros, on va désormais alterner les chapitres histoire(s) de Marianne / présent et soins du héros. Les récits de Marianne sont doubles: à la fois elle raconte son histoire (comme ils se sont rencontrés au Moyen-Âge en Allemagne) et à la fois elle raconte des récits courts (presque des nouvelles s’ils étaient pris séparément) de personnages anciens aux nationalités différentes et aux destins souvent tragiques.

L’ensemble a donc une structure très particulière; on est à la croisée du contemporain et de l’historique. La partie historique m’a beaucoup intéressée, la partie « médicale » du présent aussi, mais le héros ne m’a jamais été sympathique, je préférais son ami psy et la kiné. On passe tout le livre à se demander si Marianne est réellement folle ou si elle raconte la vérité. Le titre original, Gargoyle, fait référence au fait qu’en dehors des passages ou Marianne raconte des histoires au héros, son métier est de sculpter des gargouilles (oui, celle là aussi il fallait la trouver).

C’est une histoire de rédemption, celle d’un drogué superficiel qui va apprendre (de la pire des façons) que l’essentiel n’est pas là où il le pensait. C’est dense, je ne sais pas si je peux dire qu’il y a des longueurs mais il faut s’accrocher, surtout au début. J’ai eu du mal à comprendre où voulait en venir l’auteur avec ce texte. Pourtant, l’ensemble ne manque clairement pas d’intérêt. Globalement j’ai plutôt bien aimé, mais c’est tellement spécial qu’il ne plaira pas à tout le monde.

En résumé: Image5

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