Le cri de la Terre (Gwyneira McKenzie, tome 3) – Sarah Lark

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Synopsis: 

Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira McKenzie (la jeune Anglaise qui débarquait sur les côtes de la Nouvelle-Zélande dans Le Pays du Nuage blanc), a joui d’une enfance et d’une adolescence idylliques à Kiward Station, la ferme familiale.
Mais tout s’effondre quand ses parents – pourtant absents car pris par la carrière de cantatrice de sa mère – lui font savoir qu’il est temps pour elle de devenir une véritable lady. Gloria doit alors tout quitter et faire ses adieux à ceux qui l’entourent, en particulier son cousin Jack, dont elle est très proche. Destination l’Angleterre et un austère pensionnat !
Contrainte de se plier aux règles strictes de l’établissement, incapable de s’intégrer, Gloria se retrouve plus seule et démunie que jamais. Aussi décide-t-elle de rentrer coûte que coûte dans son pays, celui du nuage blanc, et, qui sait, d’y retrouver Jack…

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Mon avis: 

Le chant des esprits est le troisième tome de la saga sur la Nouvelle Zélande de Sarah Lark. J’avais eu un gros coup de cœur pour le premier, j’avais beaucoup aimé le second également (mais un peu moins tout de même, à cause du personnage de Kura qui était franchement antipathique), eh bien, ce troisième tome est un nouveau coup de cœur 🙂

Pour moi, cette saga est du même acabit que les grandes sagas historiques de Ken Follett : contexte fouillé et une merveilleuse capacité à mêler les personnages fictifs à la « grande histoire », série familiale sur plusieurs générations, écriture excellente, souffle épique, personnages attachants, bref, je ne vois pratiquement rien à redire. Kura, qui m’avait un peu gênée dans le second volume, est ici pratiquement absente, et elle ne m’a pas manqué :).

Dans ce dernier tome, l’auteur s’est essentiellement concentrée sur les personnages de Jack et Gloria (le fils de Gwyneira et son arrière petite-fille) ; beaucoup d’autres protagonistes des deux volumes précédents sont néanmoins présents (sauf Kura, comme je l’ai déjà noté et Fleurette, la fille de Gwyneira – dommage, j’aurais aimé la retrouver), et l’auteur a d’avantage mélangé les points de vue dans ce dernier volume que dans les deux précédents, même s’il reste deux personnages-clés (Jack et Gloria donc).

Au début du roman, Gloria est envoyée par ses parents dans un pensionnat anglais spécialisé dans l’étude des arts, idée qui lui fait horreur. Elle adore la ferme de Kiward station, elle adore la Nouvelle Zélande, et n’a aucun atome crochu avec une quelconque discipline artistique. Elle n’a pourtant pas vraiment le choix et part en Angleterre à reculons avec sa cousine. L’endroit, comme prévu, ne lui convient pas du tout, et elle brûle de pouvoir rentrer chez elle. La première guerre mondiale va s’en mêler, et Gloria connaîtra bien des déboires avant de pouvoir enfin revoir son pays. De son côté, Jack, déjà adulte au début du livre, rencontre une jeune femme au moment où Gloria part, et va rapidement se marier, jusqu’à ce que l’état de santé de sa femme et le début de la guerre ne changent la donne pour lui également.

Si, dans les deux premiers tomes, Sarah Lark n’était pas forcément tendre avec ses personnages, ce tome-ci va un cran plus loin. La guerre et l’époque en elle-même vont pousser Jack et Gloria jusqu’à leurs limites et on frémit beaucoup pour eux ; certaines scènes avec Gloria sont vraiment terribles et l’ensemble n’en est que plus prenant.

Je ne comprends pas du tout les avis que j’ai pu lire qui parlent de longueurs, pour moi il n’y en a absolument aucune ; bien sûr, si vous n’aimez pas les pavés ou les romans historiques, vous n’aimerez pas celui-ci. Mais malgré ses 700 pages, il reste incroyablement rythmé et sans temps mort, et la saga dans son ensemble est d’une qualité rare, je la conseille vraiment !

En résumé: Image8

6 réflexions au sujet de « Le cri de la Terre (Gwyneira McKenzie, tome 3) – Sarah Lark »

  1. Je ne l’ai pas encore lu mais il est dans ma PAL et j’ai beaucoup aimé les deux premiers tomes donc il n’y a pas de raisons, je suis sûre que je vais aimer celui-ci ! Ta chronique me donne envie de me jeter dessus ! !

  2. Je viens de le terminer et…oh là là mais comme je suis triste (enfin, disons, nostalgique parce que triste est peut-être un terme un peu fort ^^ ) de quitter nos personnages ! Ce troisième tome m’a peut-être plus encore que les deux premiers, fait m’attacher encore plus aux familles O’Keefe et McKenzie, que l’on suit maintenant depuis si longtemps.
    Personnellement, j’ai eu le sentiment que le début était un peu lent et puis au final, l’intrigue devient de plus en plus prenante et franchement, ce n’est qu’un petit inconvénient, un tout tout petit que je n’ai pas retrouvé après, au contraire ! !
    Quelle intrigue ! Servie en plus par un contexte intéressant ! Je suis toujours curieuse de voir comment les auteurs qui situent une intrigue romanesque pendant une période de conflit, à plus forte raison l’une des deux guerres mondiales, s’y prend pour raconter la peur et l’horreur… Sarah Lark nous immerge totalement dans l’enfer de la Première Guerre et, même si, comme tu le dis si justement, elle n’est pas tendre avec ses personnages, on ne les en aime qu’encore plus.
    Bref, tu l’auras compris, si ce roman n’est pas un coup de coeur comme pour toi, j’ai cependant passé un super moment et c’est avec un petit pincement au coeur que j’ai fermé le livre. 😉

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