Flétrissures (Rose Morte, tome 3) – Céline Landressie

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Synopsis: 

France, milieu de xxe siècle. Le monde mortel se délite en livrant bataille au iii e Reich, dont la violence et la cruauté sont sans équivalent. Malmenée par ces horrifiantes évolutions, la société obscure se débat simultanément dans ses propres dissensions. Loin de s’apaiser, les conflits qui la secouent ont gagné en ampleur, amenant un improbable triumvirat composé d’Artus, Olaf et Raugmundr, a des décisions drastiques. Mais les choses prennent une fâcheuse tournure. En dépit des injonctions de son mentor, Rose n’a alors d’autre alternative que se jeter dans une course contre la fatalité…

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Mon avis: 

J’avais adoré le premier tome de cette saga historico-fantastique et clairement moins le deuxième, donc j’attendais de voir de quel côté la balance allait pencher pour ce troisième tome. Je dois dire que je suis plutôt mitigée. 

Le côté historique est toujours incroyablement travaillé par l’auteur, et en général, j’adore. Mais là, ça m’a presque gênée, j’avais l’impression que Céline Landressie voulait à tout prix nous montrer qu’elle maîtrisait le vocabulaire de l’époque, les acronymes de l’armér allemande, etc. (Je ne suis même pas certaine que les personnes qui ont vécu la guerre en connaissaient autant!), et du coup je trouve que cette insertion continue de vocabulaire « seconde guerre mondiale » donne un côté très artificiel à la construction du texte (ce que je n’avais pas du tout ressenti dans les deux premiers). Un peu comme si elle voulait absolument qu’on comprenne qu’elle connaissait son sujet.. sauf qu’on aurait compris même s’il n’y en avait pas eu autant. Accessoirement (mais là c’était déjà le cas dans les premiers), je n’aime pas devoir aller en fin d’ouvrage pour lire la signification des termes pour lesquels il y a un astérisque, je préfère carrément les notes de bas de page. Pour finir sur le vocabulaire, je dois dire qu’en dehors des termes spécifiques aux années 40, l’auteur a une maîtrise incroyable de la langue française. Je ne parle pas de son style mais bien de son vocabulaire, un des plus riches que j’ai jamais pu lire. J’ai souvent dû aller chercher dans le dico des termes que je ne connaissais absolument pas (par exemple « compendieux », qui revient plusieurs fois).

Je ne vais pas revenir sur la couverture (comme pour les deux premiers, je n’aime pas du tout ce style, je trouve que ça dessert même le roman dans ce cas, car pour un texte de cette collection, il sort clairement du lot de par ses qualités littéraires et historiques, et les couvertures lui donnent un côté très cheap et vend des beaux gosses alors que ce n’est pas du tout ça l’important dans cette saga. Bref.)

Au niveau de l’intrigue, je ne sais pas trop quoi en penser; j’ai eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire, les 100 premières pages m’ont paru terriblement longues et je ne voyais absolument pas de quoi allait parler ce tome et quels allaient être les enjeux. J’étais perdue dans les personnages secondaires, sans savoir si c’était parce que je ne me souviens pas suffisamment des tomes précédents ou si ce sont simplement des nouveaux dûs au changement d’époque. Le récit en lui-même est finalement assez bateau: Artus et Adelphe partent dans un genre de « mission secrète » en laissant Rose et Vassili derrière eux, sans leur expliquer ce qu’ils vont faire; Rose les suit discrètement et retrouve rapidement Adelphe gravement blessé, tandis qu’Artus a disparu. Tout l’enjeu va donc être de retrouver Artus, d’autant qu’Adelphe risque de mourir de ses blessures s’il ne reçoit pas rapidement le sang de son frère.

Pendant toute la première moitié du livre, l’histoire aurait pu se dérouler à une autre époque, ça n’aurait rien changé. Je me demandais pourquoi l’auteur avait choisi précisément cette période de l’Histoire pour l’exploiter si peu (tout en nous en mettant plein des yeux avec un vocabulaire qui finalement n’apporte rien). Ensuite, le contexte historique est plus exploité, donc, d’un côté, tant mieux, mais j’ai presque trouvé ça trop gros et trop cliché…

Enfin, au niveau des personnages, je n’arrive pas du tout à cerner Vassili et Artus, que j’aimais beaucoup dans le premier tome mais qui m’a fait perdre mes illusions dans le second et qui a brillé par son absence ici. Rose a mûri par rapport au second tome, elle est moins en colère (et tant mieux). Mais globalement, je ne suis pas hyper attachée à eux, c’est un peu dommage au bout de trois tomes.

Un avis plutôt négatif donc, je ne dirais pas que je suis déçue car après le second tome, je n’en attendais pas énormément, mais je trouve dommage que le point fort majeur de la saga se concentre dans les recherches de l’auteur plutôt que dans une intrigue qui n’aura pas su me captiver.

En résumé: Image4

6 réflexions au sujet de « Flétrissures (Rose Morte, tome 3) – Céline Landressie »

  1. Dommage! J’avoue que moi j’avais été plutôt agréablement surprise et j’ai trouvé que ça relevait la niveau du tome 2, mais je pense que j’aime surtout beaucoup la plume de l’auteure. Les personnages masculins sont plutôt mystérieux dans cette saga et je n’arrive à en cerner aucun! A voir ce que donne la suite 🙂

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