La couleur du lait – Nell Leyshon

la couleur du lait


Synopsis:

En cette année 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible et sévère, en bref, une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset. Simple et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu’on l’a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de douceur. Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l’écriture.. mais aussi l’obéissance, l’avilissement et l’humiliation. Finalement, l’apprentissage prodigué ne lui servira qu’à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.

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Mon avis:

Ce sont les avis positifs de la blogo fin 2015 qui m’ont poussée à m’intéresser à ce livre. Je l’ai d’abord offert à ma belle-mère pour Noël,avant de finir par lui emprunter.

Le texte est très court (180 pages, c’est pratiquement une nouvelle). Le texte, raconté à la première personne, raconte la vie de Marie, jeune paysanne anglais des années 1830, qui habite avec une famille qui n’a aucune considération pour elle (elle est née avec une malformation à la jambe) et dont le père va finir par l’envoyer chez le révérend du coin contre rétribution. Mise à l’écart des siens contre sa volonté (alors qu’on se doute pourtant qu’elle ne peut qu’être mieux ailleurs), Mary va avoir du mal à s’adapter à son nouveau foyer, elle qui est si habituée à ce qu’on la rudoie. Elle va même avoir l’occasion d’apprendre à lire et écrire. Mais, alors qu’on se surprend à croire qu’elle va pouvoir s’en sortir, avoir une vide ‘décente’, l’auteur nous ramène brutalement sur terre avec un tournant brutal dans l’intrigue.

Ce qui fait la force du texte, ce n’est pas tant le fond que la forme. Rédigé par le personnage, avec son manque d’éducation, le texte est « brut de décoffrage: très peu de ponctuation, pas de majuscules, syntaxe très simple. Habituellement, je n’aime pas trop ce genre de procédé immersif (par exemple avec La voix du couteau de Patrick Ness, que je n’avais pas réussi à lire à cause de ça justement), mais là, je trouvais que ça apportait quelque chose au livre.

Le texte est trop court à mes yeux pour en faire une vraie bonne lecture, mais c’est indéniablement un récit fort et dur. Petit bonus, je trouve la couverture très réussie.

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15 réflexions au sujet de « La couleur du lait – Nell Leyshon »

  1. On l’a lu au mois de mai avec le club de lecture du pingouin (moi même lol), c’est vrai que c’est un roman très poignant, je n’oublierai pas cette lecture de sitôt !

  2. Je l’ai découvert un peu par hasard sur le site des éditions 10/18 et comme toi j’ai été attirée par la couverture, qui est plutôt sympa…on ne peut pas dire qu’elle soit belle, dans le sens premier du terme, mais elle a vraiment quelque chose de percutant qui attire l’oeil et incite, du coup, à s’intéresser au bouquin. Je l’ai acheté depuis mais pas encore lu. Je sens qu’il va cependant faire partie de mes lectures 2016…il est très court en plus, donc parfait pendant les périodes de boulot intenses où je ne peux pas me plonger dans de gros pavés ! ^^

  3. Quelle époque et quel milieu social difficile . A chaque époque ses difficultés. même si cela ne s’appelait pas de l’esclavage à l’époque ce n’en était pas moins des vies volées.
    comme toi j’ai trouvé son style littéraire propre a donner de l’épaisseur au personnage. J’ai lu ce récit d’une traite ( la ferme en est d’ailleurs l’un des personnages principaux.) et en conclusion c’est un coup de coeur pour moi.

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