Jusqu’à ce que la mort nous unisse – Karine Giebel

jusqu'à ce que la mort nous unisse

Synopsis: 

L’Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l’image de certains souvenirs. Toxique, à l’image de certains regrets. L’Ancolie, c’est aussi le nom d’un chalet perdu en pleine montagne. C’est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu’il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu’au jour où la mort frappe tout près de lui, l’obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre, que ce n’est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d’effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale…

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Mon avis: 

Après les excellents Meurtres pour rédemption, Purgatoire des innocents et Les morsures de l’ombre, j’ai été franchement déçue par le dernier Giebel (De force). Je continue ma découverte de l’auteure avec Jusqu’à ce que la mort nous unisse – qui est une vraie déception également…

On va suivre deux personnages principaux, Vincent, guide de haute montagne qui vit seul depuis le départ de sa femme cinq ans plus tôt et qui depuis enchaîne les conquêtes, et Servane, jeune recrue de la gendarmerie qui arrive dans la région de Vincent. Rapidement, un ami de ce dernier est retrouvé mort dans les hauteurs. Vincent et Servane vont mener une enquête officieuse pour découvrir les circonstances de sa mort.

En fait, l’auteur m’a tellement bluffée avec les trois romans que je cite plus haut que j’en attends énormément d’elle désormais (ce qui n’est pas une excellente technique, j’en conviens). Là, clairement, le roman n’est pas fondamentalement mauvais, c’est même plutôt un bon thriller, mais tellement fade en regard de ce qu’elle est capable de proposer que je trouve ça vraiment dommage. Je préfère les intrigues plus noires et plus torturées que celle-ci, qui n’a rien d’exceptionnel et qui ne sort pas des sentiers battus, à part au niveau de l’écriture, encore une fois vraiment excellente. 

Globalement, je me suis ennuyée pendant une bonne partie de la lecture, même si (je me répète) ce n’est pas mauvais. Certains ont trouvé des longueurs dans les descriptions de montagne, ça ne m’a pas du tout gênée, mais je n’accrochais pas à l’histoire, aux enjeux ou aux personnages. La direction que prend l’enquête n’a pas du tout fonctionné pour moi, je n’arrivais pas à m’y intéresser. La relation qui se construit petit à petit entre Servane et Vincent est très belle, mais ça ne sauve pas le roman pour moi. Une centaine de pages avant la fin, une grosse révélation a ravivé mon intérêt et a « sauvé » le livre d’un franc naufrage, mais après 500 pages de désintérêt, ça n’a pas été suffisant pour moi.

Bref, l’auteur étant capable d’écrire des romans-claques, celui-ci est nettement en dessous des autres à mon sens. Ca ne l’empêchera pas de plaire aux amateurs de polars.

En résumé: Image1

18 réflexions au sujet de « Jusqu’à ce que la mort nous unisse – Karine Giebel »

  1. Je suis d’accord avec toi, il est décevant par rapport aux autres romans de l’auteur. Mais différent aussi je trouvais. Je n’ai pas retrouvé ce côté très sombre qu’elle propose d’habitude, je l’ai ressentie un peu comme un téléfilm TF1 du dimanche après midi ^^

  2. Belle critique, malgré ta déception ! 🙂
    J’espère, dès lors, que tes futures lectures signées de sa plume te plairont. Dans tous les cas, c’est très bien que tu gardes un bon souvenir de ses autres écrits, c’est ça le principal ! 🙂
    Je comprends en tout cas ton point de vue. Quand un auteur nous offre des merveilles, c’est difficile de ne pas en attendre autant de ses autres écrits que nous n’avons pas encore découvert. C’est pour ça que le plus souvent, j’essaye de lire les livres dans l’ordre qu’ils ont été publiés. C’est un bon moyen de lire l’évolution d’un auteur et c’est vrai que si les écrits plus récents sont meilleurs, ça permet de ne pas être trop déçu en ayant commencé par les premiers ! 😉 (Après, les déceptions ne sont pas toujours dans les premiers écrits, mais bien dans les suivants ^-^).

    • je me demande si j’aurais continué à lire du giébel si j’avais commencé par celui-là! son dernier m’a déçue, mais ceux « du milieu » sont géniaux. il m’en manque encore quelques uns. Je ne suis pas pressée de les lire du coup, peur d’être déçue ^^

      • J’ai lu ‘Juste une Ombre’ que j’ai vraiment adoré et que je te conseille ! Mais n’en ayant pas encore lu d’autres d’elle (j’ai ‘Purgatoires des Innocents’ qui m’attend dans ma PAL) je ne sais pas si il est dans le veine des meilleurs ou s’il sera aussi décevant que ceux que tu as lu ! ^-^

        • je l’ai lu, c’est même le premier que j’avais lu de l’auteure! il m’avait laissé une impression bizarre, je ne savais pas si j’avais aimé ou pas, du coup j’ai beaucoup hésité avant d’en commencer un autre. Maintenant que j’en ai lu d’autres justement, j’aimerais bien le relire ^^ Purgatoire des innocents est très dur mais perso j’ai adoré!

          • Ah je n’ai rien dit alors ! ^-^ C’est vrai qu’il est très particulier !
            Oui, l’auteure me l’a dédicacé lors de Livre Paris et comme je lui avais dit que j’avais lu ‘Juste une Ombre’, elle m’a prévenue que celui-ci est vraiment très très dur ! ^-^ Du coup, elle m’a donné encore plus envie de le lire ! lol

  3. Comment dire : je l’ai lu après avoir lu ta chronique. Donc j’étais un peu préparé à marcher sur un chemin de travers. Et ma foi, je dirais qu’au regard des tensions prenantes de ses autres livres, celui ci est beaucoup plus light , moins prenant mais surtout moins crédible. J’ai pour autant apprécié pour l’environnement. Vive la montagne , quel personnage impressionnant ! Je ne regrette pas cette lecture , loin de la, le rythme est très lent en comparaison des autre mais cela me convenait bien pour cet aspect la.

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