Nous allons tous très bien, merci – Daryl Gregory

nous allons tous très bien merci

Synopsis: 

Il y a d’abord Harrison, qui, adolescent, a échappé à une telle horreur qu’on en a fait un héros de romans. Et puis Stan, sauvé des griffes d’une abomination familiale l’ayant pour partie dévoré vif. Barbara, bien sûr, qui a croisé le chemin du plus infâme des tueurs en série et semble convaincue que ce dernier a gravé sur ses os les motifs d’un secret indicible. La jeune et belle Greta, aussi, qui a fui les mystères d’une révélation eschatologique et pense conserver sur son corps scarifié la clé desdits mystères. Et puis il y a Martin, Martin qui jamais n’enlève ses énormes lunettes noires… Tous participent à un groupe de parole animé par le Dr Jan Sayer. Tous feront face à l’abomination, affronteront le monstre qui sommeille en eux… et découvriront que le monstre en question n’est pas toujours celui qu’on croit…

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Mon avis: 

Daryl Gregory est un auteur que je ne connaissais pas encore mais dont j’avais deux livres dans ma PAL, celui-ci et Stony Mayhall. Je trouve les deux couvertures bien faites, celle-ci étant particulièrement réussie au vu du thème du roman. 

L’histoire est celle de 5 personnages ayant vécu des évènements atroces et traumatisants (avoir survécu à un tueur en série par exemple); une psy leur propose une thérapie de groupe pour les aider à exorciser ce qu’ils ont vécu et parvenir à aller de l’avant. Le roman attaque sur l’une de ces séances de thérapies de groupe, séances qui vont s’enchaîner jusqu’à ce qu’on découvre petit à petit l’histoire de chacun. L’auteur est allé loin dans ces traumatismes; j’ai particulièrement apprécié (enfin, si l’on peut dire) les histoires des deux femmes, Greta et Barbara. C’est assez particulier, car ça évoque des évènements traumatisants qui se rapprocheraient du genre de l’horreur tout en y apportant le décalage de l’observation à posteriori et de l’analyse, donc je ne sais pas si on peut vraiment le classer en « horreur ». Petit à petit, au fil des séances, l’ensemble glisse vers un univers plus fantastique.

J‘ai bien aimé le livre, mais pour moi c’est bien trop court pour en faire un vrai bon roman, je préfère clairement les histoires plus longues; j’ai voulu tenter, mais il aurait fallu qu’il soit plus long pour me convaincre totalement. En tout cas, si le format court ne vous gène pas, il a de quoi plaire, car le thème est sympa, le traitement aussi, et il y a une interview de l’auteur à la fin du livre qui est super intéressante (il devrait y en avoir dans tous les livres)!.

En résumé:Image5

 

8 réflexions au sujet de « Nous allons tous très bien, merci – Daryl Gregory »

  1. Personnellement j’ai au contraire apprécié que ce soit court, car il n’y avait pas de parties inutiles dans le livre 🙂
    J’ai aussi apprécié l’originalité dans le thème et le traitement. Et effectivement, l’interview à la fin est super intéressante!

  2. Je n’avais jamais entendu parler de ce livre auparavant, mais très clairement, ta chronique me donne envie de le lire… il y a des chances pour que je me laisse tenter 🙂

  3. Ta chronique m’a donné envie de le lire et je ne suis pas déçu. L’originalité du traitement des cas psychologiques  » désespérés » du fait des souffrances que chacun a subit, laisse à penser qu’il existe peut être dans certaines situations une issue tout au bout du tunnel . Un livre sur l’espérance et la lumière que chacun porte en soi , même si j’ai trouvé ce récit bien sombre .
    Un peu comme le jour et la nuit qui passent leur temps à se bousculer pour exister chacun leur tour alors qu’en fait ils sont complémentaires.
    Merci pour cette découverte.

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