Brooklyn – Colm Tóibín

brooklyn

Synopsis: 

Enniscorthy, sud-est de l’Irlande, années 1950. Comme de nombreux jeunes de sa génération, Eilis Lacey, diplôme de comptabilité en poche, ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, sa sœur Rose obtient pour elle un emploi aux États-Unis. En poussant sa jeune sœur à partir, Rose se sacrifie : elle sera seule désormais pour s’occuper de leur mère veuve et aura peu de chance de se marier. Terrorisée à l’idée de quitter le cocon familial, mais contrainte de se plier à la décision de Rose, Eilis quitte l’Irlande. À Brooklyn, elle loue une chambre dans une pension de famille irlandaise et commence son existence américaine sous la surveillance insistante de la logeuse et des autres locataires.

image9 bis

Mon avis: 

Brooklyn, au cinéma en ce moment, est un livre dont je n’avais jamais entendu parler avant sa sortie en salles. J’ai eu la chance de me le faire offrir par les éditions Robert Laffon et je suis très contente de l’avoir lu, car sans que ce soit un coup de coeur, c’était une lecture très agréable 🙂

On va suivre l’histoire d’Eilis, une irlandaise des années 50 sans emploi à qui on propose un poste aux Etats Unis. Contrainte d’émigrer alors que c’est quelque chose qu’elle n’a jamais souhaité, on va suivre son installation à Brooklyn (à New York donc) et son adaptation à sa vie là-bas. Du mal du pays en jolies rencontres, d’un drame aux petites joies du quotidien, cette chronique de la vie d’une jeune immigrée est douce et joliment écrite (je suis d’ailleurs surprise que l’auteur soit un homme).

Eilis est attachante et j’ai beaucoup apprécié la suivre sur les deux années pendant lesquelles l’histoire se déroule. Plus qu’une simple histoire, je trouve qu’on peut faire un parallèle avec la vie de nombreux émigrants des années 50, et plus généralement, avec les émigrants d’aujourd’hui, pour qui les Etats Unis reste le pays où tout est possible. En fait, au delà de l’histoire d’Eilis, c’est une vraie peinture sociale de cette époque.

Ce qui m’empêche d’en faire un coup de coeur, c’est le ton peut-être un peu trop plat de la narration, et aussi la fin, que je trouve trop rapide, trop abrupte; 5 pages avant la fin, je me demandais encore comment ça allait terminer, et finalement on a peu d’explications sur le choix d’Eilis (pour ne pas dire pas du tout), j’aurais aimé que cet aspect soit plus développé et pouvoir continuer à la suivre après ça. En tout cas, l’ensemble est vraiment très sympa 🙂 ça m’a donné envie de voir le film!

En résumé: bon-livre-bis

12 réflexions au sujet de « Brooklyn – Colm Tóibín »

  1. Oh bah ça tombe bien, j’étais justement en train de me demander de quoi parlait le film (en revanche je ne savais pas que c’était tiré d’un livre). Tu me donnes bien envie d’aller le voir du coup.

  2. C’est un de ces romans dont tout le monde parle et qui me fait vraiment envie !! 🙂 J’espère avoir l’occasion de le lire un jour, il me tente énormément.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *