La voix des morts (Le cycle d’Ender, tome 2) – Orson Scott Card

PicMonkey Collage

Synopsis: 

Trois mille ans se sont écoulés depuis l’extermination des Doryphores, et les hommes se croient désormais seuls dans l’univers. Or, sur la planète Lusitania, on découvre l’existence des Piggies, bipèdes mi-hommes mi-cochons doués d’intelligence. Des scientifiques sont détachés pour les étudier mais, sans mobile apparent, ils sont assassinés. L’humanité s’interroge: doit-on s’inquiéter de cette nouvelle menace, et la détruire ? Afin de rendre hommage aux victimes, on convoque un porte-parole des morts. Mais voilà, dans ses bagages se trouve un cocon où vit la dernière reine des Doryphores. Car cette homme n’est autre qu’Ender, le Xenocide…

image9 bis

Mon avis:

J’avais beaucoup aimé le premier tome d’Ender, et je n’ai donc pas attendu 3 ans avant de lire la suite ^^. Si ça reste de la SF d’excellente facture, je dois avouer que j’ai été un peu moins emballée par ce second tome :/

Je pense en fait l’avoir lu dans une période à laquelle il m’aurait fallu un titre plus léger. Parfois, j’ai la sensation qu’il faut être dans un état d’esprit particulier pour lire tel ou tel type de livre; ce qui m’a gênée à la lecture avec celui-ci, c’est que je le trouvais peut-être trop sérieux, pas assez léger par rapport à ce que j’attendais d’un livre à ce moment-là, du coup j’ai moins accroché, mais pourtant, objectivement, il est très bon. 

Bon, bien sûr, le fait qu’il se passe 3000 ans après le premier ne m’a pas aidée à  trouver facilement mes marques non plus, et puis j’ai beaucoup de mal avec l’édition, qui a tout imprimé de façon archi compacte avec une petite police (limite ça faisait mal aux yeux au bout d’un moment, ce n’est pas très digeste, mais passons).

En dehors de ces différents points, le roman brasse des thèmes très intéressants (la rédemption, l’altérité (et comment réussir à la gérer?), la religion, la famille…), notamment grâce au personnage d’Ender, qui, après s’être rendu coupable de l’extinction d’une race entière d’extraterrestres lorsqu’il avait 15 ans, essaie de se racheter. Désormais Porte parole des morts, son job consiste à enquêter sur des morts pour pouvoir ensuite leur rendre un dernier hommage en racontant la vérité sur leur vie (son travail est assez hybride entre confesseur, psy et détective). La vérité ne fait pas toujours plaisir à entendre et il n’est pas toujours bien accueilli. Il va être appelé sur Lusitania, une petite planète colonisée par les humains dont certains (les « xénologues ») étudient le peuple indigère, des créatures ressemblant fortement aux cochons humains. A 20 ans d’écart, deux xénologues sont retrouvés sauvagement assassinés par les Piggies; la logique voudrait que les humains exercent un minimum de représailles contre lesdits Piggies, mais, traumatisés par le xénocide des Doryphores par Ender 3000 ans auparavant, ils n’osent rien faire. Ender, tout en enquêtant sur les deux morts, essaie de savoir si la planète ferait une bonne Terre d’accueil pour la Reine des Doryphores, la seule rescapée du xénocide…

Ce tome-ci va plus loin que le premier dans le sens où la réflexion est encore plus poussée, plus mature, aborde des questions plus fondamentales que de simples stratégies de guerre. Probablement moins simple d’accès, il peut dérouter au premier abord mais reste franchement assez bluffant justement au niveau des nombreuses pistes de réflexions vers lesquelles il nous amène. Tout le travail sur la société des Piggies et leur réalité biologique (abordée dans la dernière partie) est vraiment original également. Les côtés « technique » ou « space opéra » qu’on pourrait s’attendre à retrouver sont très peu présents; l’essentiel du roman se déroule au sein de communautés humaines régies par des maires, des écclésiastiques… bref, un peu comme sur Terre. Rien de bien hard de ce côté-là (au cas où ça serait susceptible de déplaire à certains: l‘histoire pourrait très bien se dérouler sur Terre avec la découverte d’une nouvelle espèce).

Bref, c’est un roman de SF pure, qui délaisse l’action pour proposer autre chose à ses lecteurs. Vu la différente entre le tome 1 et le tome 2, je me demandais si le 3 serait aussi totalement différent, mais après vérification, le 3 et le 4 sont dans la continuité de celui-ci, c’est donc plutôt le premier qui fait office de prologue à l’ensemble de la saga. En tout cas, si vous aimez la SF, c’est une série à découvrir 🙂

En résumébon-livre-bis

6 réflexions au sujet de « La voix des morts (Le cycle d’Ender, tome 2) – Orson Scott Card »

  1. J’ai adooooré cette saga! C’est vrai que le second tome est complètement différent du premier (et c’est cette histoire qui continue effectivement dans les tomes 3 et 4!), mais j’avais adoré, et beaucoup plus que le premier 🙂

  2. J’ai lu Ender’s game il y a fort longtemps et je l’avais vraiment dévoré. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas enchaîné sur ce tome là. J’ai envie de plus léger en ce moment alors il attendra encore un peu… Mais je compte bien m’y mettre quand même.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *