Nymphéas noirs – Michel Bussi

nymphéas noirs

Synopsis:

Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au coeur de l’intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit tout et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.

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Mon avis:

Michel Bussi est un auteur dont j’entends parler depuis des mois, et dont je vois les livres en librairie depuis encore plus longtemps ; mais jusque Nymphéas noirs, je n’avais jamais rien lu de lui. Cette erreur est désormais réparée 🙂

Il nous plonge ici dans une enquête qui se déroule à Giverny, le village dans lequel Monet a passé la fin de sa vie, et où il a peint notamment sa série des Nymphéas. Un médecin du village, qui cherchait à acquérir un des fameux Nymphéas (et qui trompait sa femme à tour de bras), est retrouvé mort dans un cours d’eau. Deux flics sont dépêchés sur les lieux, tandis qu’une vieille habitante scrute tout ce qui se passe de chez elle (et elle semble en savoir beaucoup) et qu’une fillette de 11 ans peint un tableau pour un concours de jeunes talents. Un des deux flics s’amourache de l’institutrice du village, dont le mari est l’un des principaux suspects de l’enquête…

Ce livre est très particulier. Michel Bussi alterne entre une narration à la première personne (la vieille dame) et un narrateur externe (l’enquête). Il nous offre différentes histoires parallèles (la vieille dame, les deux inspecteurs, la fillette…) avec donc différents points de vue, et on attend le moment où tout va enfin faire sens, le moment où ces intrigues apparemment séparées ne feront plus qu’une.

Je retiendrai surtout deux passages de ce roman : le prologue et les 50 dernières pages. Le prologue est vraiment bien fichu, et j’ai beaucoup aimé l’ambiance « conte / énigme » qui s’en dégageait, et qui instaure une ambiance d’attente pour la suite, gardant le lecteur dans l’expectative constante. Quant aux 60 dernières pages, concrètement, elles font tout le livre. Pendant toute ma lecture, je dois bien avouer que j’attendais d’en savoir plus, j’attendais l’explication, j’attendais qu’il se passe quelque chose. Et même si la fin est clairement à la hauteur – et même plus, puisque franchement je ne m’attendais pas à ça et j’ai vraiment été scotchée, retournée, bluffée par ce twist,  je trouve ça dommage de m’être presque ennuyée pendant plus de 400 pages. C’est le genre d’histoire à la « 6ème sens » : une fois qu’on a l’explication finale, on repense à plein de trucs et on se dit « ah ben d’accord, c’est logique alors ! ».

L’ensemble du livre et de l’enquête est peu rythmé, limite contemplatif (ça fait un drôle d’effet quand on lit une enquête sur un meurtre), et d’un côté j’ai vraiment aimé découvrir Giverny et son ambiance bucolique par l’intermédiaire du livre, mais en même temps, je m’attendais à autre chose pour ces 400 première pages. Le twist final est excellent, mais le reste du livre ne m’a pas scotchée comme je l’espérais. L’enquête avec seulement deux flics dépêchés à Giverny (et dont l’un tombe amoureux d’une presque suspecte), ça ne m’a pas paru crédible du tout, ça m’évoquait quelque chose de très désuet, très suranné (un peu comme si j’avais regardé une vieille série policière ringarde, ou un vieux tableau…). Et puis les dialogues entre les deux enquêteurs me paraissaient franchement artificiels. Après coup, je me rends compte que c’était voulu par l’auteur : comme je l’ai écrit plus haut, tout prend son sens avec la fin. Mais n’empêche que je regrette le peu d’intérêt de l’enquête.

Je suis contente d’avoir enfin découvert cet auteur, et je lui tire mon chapeau pour l’atmosphère qu’il a su rendre dans son roman (celle d’un petit village coincé dans le souvenir de ses anciennes peintures… le village en devient une peinture lui-même), ainsi que pour la fin vraiment fabuleuse. Mais je trouve dommage que les 400 premières pages ne soient pas aussi accrocheuses que les 60 dernières (même si avec la fin, ça devient logique). Je suis suffisamment intriguée pour avoir envie de découvrir d’autres livres de l’auteur, mon prochain sera « Un avion sans elle » qui est déjà dans ma PAL ^^

Petite mention spéciale pour les couvertures poches de Bussi, que je trouve toutes super réussies, simples et efficaces 🙂

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14 réflexions au sujet de « Nymphéas noirs – Michel Bussi »

  1. Ce que j’ai surtout retenu de ce roman, c’est l’ambiance, le reste m’est un peu passé par dessus la tête, le meilleur de l’auteur reste Un Avion sans Elle pour moi, celui-ci vient en deuxième, les autres sont très facilement oubliables malheureusement 🙂

    • j’ai lu Un avion sans elle après, mais j’ai préféré celui-ci 🙂 je ne sais pas encore si j’achèterai les autres, à voir..

      • Ah mince ! Zut, comme quoi les goûts et les couleurs ! C’est aussi peut-être parce que c’est le premier que j’ai lu alors, je ne sais pas. Franchement, les autres sont pas terribles, ça se lit mais je suis bien incapable de te raconter l’histoire :/

  2. Ce livre aura été un coup de coeur pour moi. J’ai aussi adoré le prologue. Mais j’avoue ne pas l’avoir très bien saisi à première abord et je l’ai relu quelques fois pendant ma lecture! Le twist final, grandiose comme tu le dis!
    Je comprends que tu es trouvé le rhyme plus lent au milieu mais pour ma part j’ai adoré, j’ai adoré cette ambiance, ce village « carte postale », figé dans le passé, cette initiation a la peinture et aux impressionnistes. Je n’ai rien lu d’autre de cet auteur et j’avoue avoir un peu peur d’être déçue après ce livre là!

    • je n’ai pas trouvé ça mauvais hein ^^ apparemment Un avion sans elle est beaucoup apprécié aussi ! (pour ma part j’ai préféré celui-ci mais bon)

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