NaNoWriMo, késako?

Toujours plongée dans ma lecture de FUTU.RE (je crois bien que je n’aurais jamais passé autant de temps sur un livre!), j’ai décidé de faire un article aujourd’hui sur le NaNoWriMo, que j’ai découvert très récemment :). Alors oui, ici on parle plutôt lectures, et le NaNoWriMo, c’est de l’écriture, mais les deux sont étroitement liés et pas mal de blogueurs littéraires se sont lancés dans le NaNoWriMo (Lili Bouquine ou Fairy Neverland pour les plus connues)… de mon côté, je ne le fais pas, mais je trouve le concept assez génial 🙂

nanowrimo

Le NaNoWriMo, c’est le National Novel Writing Month (le Mois National d’Ecriture de Roman). En gros, c’est un challenge d’un mois qui a lieu tous les ans en novembre, dans lequel chaque participant tente d’écrire 50 000 mots (ce qui fait une moyenne de 1667 mots par jour), soit l’équivalent d’un petit roman poche de 175 pages. Le challenge a démarré en 1999 aux Etats-Unis, avec 21 participants; en 2010, c’étaient plus de 200 000 personnes qui ont participé dans le monde entier…

Le challenge est vraiment axé autour de l’écriture: il n’est pas question d’avoir, en un mois, l’idée, l’écriture, la relecture, (la publication?). Vous pouvez préparer le roman avant avec une trame, des recherches, programmer vos différents chapitres… et la relecture et les corrections ne sont pas du tout comprises dans le temps imparti non plus. Donc ça laisse pas mal de boulot en amont et en aval, et un tel rythme ne favorise pas forcément des travaux d’une très bonne qualité, mais ça peut être un super moyen de se motiver si on a une histoire à écrire qu’on repousse sans cesse, d’autant qu’il y a une vraie communauté de nanoteurs derrière, avec des forums organisés par pays, pour booster les participants!

[Note: Il n’y a aucun prix pour ceux qui parviennent à 50 000 mots, seulement la satisfaction personnelle d’avoir réussi]

Certains des textes écrits lors du NaNoWriMo finissent même par être publiés – et avoir un certain succès: c’est le cas notamment de Cinder de Marissa Meyer, ou encore de Fan Girl de Rainbow Rowell.

nanowrimo 3Toute une communauté s’est développée autour du NaNoWriMo, avec un forum hyper développé et qui possède un lexique spécifique (un peu comme sur la blogo, et comme pour beaucoup de communautés finalement), avec par exemple:

  • Kick-Off Party: Fête de lancement du NaNoWriMo le 31 octobre au soir (et pendant toute la nuit). A partir de minuit, tout le monde commence à écrire son histoire
  • NaNoteur / NaNoteuse (Wrimo en VO): participant au NaNoWriMo
  • Write-In: rencontre dédiée à l’écriture (dans un café le plus souvent). On avance à coup de Word war et de pause pour se soutenir et demander conseils
  • Word War: défi entre deux nanoteurs ou plus d’écrire le maximum de mot dans un temps limité (souvent 15 ou 30 minutes), pendant un write-in ou sur le chat du NaNoWriMo
  • Write or Die: Dernier write-in de la saison, quand tout le monde est à la bourre.
  • TGIO: (Thank God It’s Over, ou « Dieu Merci C’est Fini’ en français), fête de fin de NaNoWriMo le premier week-end de décembre. En général, il s’agit d’un grand repas dans un restaurant où tout ceux qui le souhaitent peuvent apporter un extrait de leur NaNo
  • NanoBlues: déprime qui frappe les nanoteurs, qui n’approchent pas à moins d’un mètre leur roman du mois de novembre
  • Wordcount ou WC (compteur de mots) C’est la question qui revient le plus en novembre : « Tu en es où de ton wordcount (WC) » ? Il s’agit tout simplement de son nombre de mots.

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De mon côté, j’aime écrire, j’ai toujours aimé ça, je suis à l’aise avec les mots, et puis j’aime aussi mettre en page, corriger les fautes… (je ne vous dis pas le nombre de CVs, de lettres de motivations, de rapports de stages et autres mémoires que j’ai pu relire ^^). Mais écrire une histoire à partir de zéro, je ne m’en sens pas capable. Quand je lis des polars et que je réfléchis deux secondes aux méandres de l’intrigue, amener le lecteur quelque part, lui faire croire quelque chose, le perdre, lui faire réaliser qu’il a tout faux depuis le début… c’est un vrai talent, et je ne pense pas en être dotée! Et puis, je n’ai pas d’histoire en tête, rien à raconter (c’est embêtant quand on veut écrire un roman!). Je suis meilleure lectrice qu’écrivain 🙂

Du coup, pour l’instant, j’admire le challenge de loin, mais je ne pense pas en faire partie dans les années à venir. Un jour, peut-être!

•••

Et vous, vous connaissez ce challenge? Qu’en pensez-vous? Y participez-vous? Avez-vous l’intention de le faire un jour? L’avez-vous déjà fait? Dites moi tout 🙂

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31 réflexions au sujet de « NaNoWriMo, késako? »

  1. Il me fait de l’oeil a moi aussi, mais comme toi, je seche completement sur les intrigues (et c’est aps faute d’en avoir devore tout plein tout plein!).
    Pareil, mon amour de l’orthographe, de la syntaxe et de la mise en page m’ont conduite a relire quantite de memoires, lettres, etc…

  2. Génial dis donc ! C’est que ça me donnerait envie de participer si j’avais une idée de roman derrière la tête 😉
    J’en avais jamais entendu parler, mais je suis ravie d’avoir pu faire cette découverte

  3. Chaque année, je suis tentée et chaque année, je ne le fais pas. Comme toi, je me vois mal démarrer une histoire de zéro… Par contre, et ça doit exister mais je n’en ai encore jamais vu, je me lancerai bien sur un challenge d’écrire une histoire, dans un temps imparti mais avec une consigne/un thème/une contrainte, comme les 24h de la BD (je ne sais pas si tu connais) mais pas en 24h en fait ^^
    Très chouette article au fait, c’est sympa ce genre d’article de fond 🙂

  4. Wow tu m’apprends un truc ! J’aime beaucoup écrire et j’ai toujours plein plein d’histoires dans la tête mais je n’ai soit pas le courage soit pas la motivation de m’y mettre. Bon ben l’année prochaine je me lance ! ^^

    • c’est le genre de commentaire qui fait super plaisir! je suis contente d’avoir pu t’apprendre quelque chose qui visiblement t’intéresse 🙂 tu as le temps de préparer ta trame et ton intrigue d’ici novembre 2016 🙂

  5. 3 participations: 2 réussies.
    La 1ère fois, dans la douleur …: il me faut bcp de temps pour « penser » entre les moments où j’écris. Mais, d’un autre côté, ça m’a permis de me bouger.
    L’an dernier, trop prise par d’autres activités (donc, 36 000 env. – un texte qui prend du temps)
    Cette année, j’ai pu boucler ce que j’avais à faire sans stress.
    Mais avec une idée de départ contrairement à la 1ère année où j’ai démarré avec un fil d’intrigue très mince.

  6. Bon article ! J’ai réussi le NaNo l’année dernière mais je ne l’ai pas fait cette année par manque de temps. C’est vraiment génial comme expérience et même si comme tu dis tu n’as pas d’histoire à écrire, je pense que tu devrais tenter l’aventure (ou même la moitié) si tu aimes bien écrire. Tu peux toujours écrire une fanfiction comme ça tu as déjà l’univers et/ou les personnages 😉

    • oui, c’est pas faux! je pense que je vais laisser murir l’idée pendant l’année et voir où j’en suis en octobre prochain pour savoir si je me lance ou non 🙂
      bravo à toi de l’avoir réussi en tout cas!

  7. Je lorgne tous les ans sur le NaNoWrim, mais ne me lance jamais par manque de temps. Novembre est une très longue période de boulot pour moi, alors ce n’est pas compatible. J’admire celles/ceux qui mène à bien leur projet, je crois que j’en serais incapable (tout comme j’ai du mal à finir mes projets d’écriture tout court d’ailleurs!)

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