Les Morsures de l’ombre – Karine Giébel

les morsures de l'ombre

Résumé:

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

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Mon avis:

Je suis à deux doigts du coup de coeur pour ce roman de Karine Giébel, le troisième que je lis, et une nouvelle claque après Meurtres pour rédemption!

Commençons par les petits bémols (il n’y en a que deux): trop court (c’est plutôt sympa comme bémol, ça veut dire que c’était tellement bien que j’aurais voulu qu’il dure plus longtemps ^^), et puis une phrase sur le livre qui dit « ferait passer le Misery de Stephen King pour un roman d’ados »: je m’attendais à quelque chose de vraiment pire en termes de sévices (Misery allait tout de même assez loin), et finalement j’ai trouvé cette partie « torture » assez soft et j’ai été un poil déçue (oui, je suis une sadique ^^).

Encore une fois, l’auteure nous offre un récit magistral, hyper sombre, à la fin excessivement noire – mais c’est ça que j’aime chez elle: il ne faut pas s’attendre à quelque chose de lumineux, peu d’espoir avec elle, mais ça change de tous ces romans un peu guimauve qui nous offrent trop souvent des happy ends! Karine Giébel malmène ses personnages et va au bout de son histoire, et personnellement, je suis prise aux tripes à chaque fois!

Avec Les morsures de l’ombre, on va suivre la captivité de Benoît, un flic enfermé et torturé par une femme qui pense qu’il a tué sa soeur. En parallèle, on suit l’enquête de ses collègues qui cherchent à le retrouver, et également les visites hebdomadaires de sa tortionnaire chez le psy! C’est donc un récit très riche et foisonnant malgré son petit nombre de pages (à peine 278). La plume est toujours magnifique, vraiment, j’adore la façon d’écrire de Giébel; elle rejoint mon top 2 des auteurs qui écrivent le mieux avec Grangé… (tiens, deux auteurs de polars..). Le suspense s’accélère à la fin du récit, on ne peut s’empêcher d’espérer un dénouement heureux et la tension dans les derniers chapitres est vraiment insoutenable.

En résumé, encore une bonne pioche pour ce Giébel, qui nous a pondu une intrigue parfaitement maîtrisée, pas trop longue (ça devrait intéresser ceux qui sont rebutés par les pavés), noire à souhait, bref, j’ai adoré! Je vais m’empresser de lire Le purgatoire des innocents qui est également dans ma PAL 🙂

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31 réflexions au sujet de « Les Morsures de l’ombre – Karine Giébel »

  1. Mon chéri vient de commencer Meurtres pour rédemption… (Il a lu à peu près un cinquième) et son premier retour c’est: « Arf, c’est hard. On souffre dans ce livre! » xD

  2. Comme toi, j’en attends beaucoup quand je lis une comparaison avec Stephen King. Je ne pense pas que je tenterai celui-ci car j’avais été un peu déçue par des personnages trop caricaturaux dans Chiens de sang.

  3. Ce roman était déjà dans ma wish-list mais avec ton avis il risque fortement de se retrouver très bientôt dans ma PAL ^^

  4. Je n’ai lu que « Juste une ombre » de Giebel et je n’ai pas trop accroché. Néanmoins, quand je vois le succès qu’elle a et le sujet de ses autres romans, je me dis vraiment que je dois réessayer (surtout que j’en ai d’autres d’elle dans ma Pal, dont Meurtres pour Redemption, qui a l’air de faire l’hunanimité et celui-là a l’air pas mal aussi 🙂 !)

    • Je n’avais pas trop accroché non plus avec Juste une ombre, et puis j’ai lu Meurtres pour rédemption qui m’a complètement convaincue, et maintenant celui-ci 🙂 (du coup, je voudrais relire Juste une ombre lol)

  5. J’ai aussi le Purgatoire des innocents dans la PAL, que je me réserve pour décembre ^^ J’ai adoré Les morsures de l’ombre, c’était mon premier Giebel et un vrai coup de coeur ! J’ai presque envie de le relire ^^

  6. Oulala , c’est un des rares livres que j’ai lu en une journée. Il est comme qui dirait attachant . C’est une véritable histoire d’amour . Et oui on peut imaginer l’amour fou parce qu’il y a de la folie dans ce récit . Ce pourrait être aussi une pièce de théâtre parce qu’on y retrouve la règle des trois unités : l’unité d’action parce qu’elle vise à supprimer les intrigues secondaires , l’unité de temps parce qu’elle resserre les faits et les limites dans le temps , et enfin, l’unité de lieu parce que l’action se déroule dans un espace quasi unique . En conclusion j’ai aimé ce récit qui ne nous lâche pas. bravo pour ta chronique qui, si elle nous donne envie de passer à l’acte , à su préserver les intrigues de cette aventure. C’est vraiment , comme dirait Gaisbourg : » je t’aime , moi non plus ! »

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