L’héritage – Katherine Webb

Titre: L’héritage

Auteur: Katherine Webb

couv60749291  Katherine Webb

Résumé

Quand elles étaient enfants, Erica Calcott et sa soeur Beth passaient toutes leurs vacances à Storton, le manoir de leur grand-mère Meredith. Jusqu’au jour où leur cousuin Henry disparaît, brisant d’un coup la famille et le plongeant Beth dans une intense dépression. Vingt-cinq ans plus tard, Meredith vient de mourir et les soeurs Calcott reprennent le chemin de leur enfance. Tandis que Beth s’enfonce davantage dans la souffrance, Erica entreprend de trier les affaires de leur aïeule et tombe sur une photo de leur arrière-grand-mère Caroline avec un petit garçon dans les bras. Qui est-il ? Et, surtout, qu’est-il devenu ? Erica décide de fouiller l’histoire de ses ancêtres, et notamment celle de Caroline. Elle est loin d’imaginer qu’elle s’apprête à mettre au jour leur véritable héritage, un secret si douloureux que quatre générations plus tard, les soeurs Calcott en portent encore le fardeau.

Un premier roman à l’écriture délicate, dans la lignée d’une Kate Morton ou d’une Maggie O’Farrell.

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Mon avis:

La comparaison avec Kate Morton est méritée, ce premier roman de Katherine Webb étant vraiment dans la lignée de ce que peut écrire l’auteure australienne (que j’adore ♥), même s’il n’en a pas tout à fait la portée dramatique.

On va suivre ici deux histoires en parallèle, à deux époques différentes: celle d’Erica et Beth, deux soeurs qui reviennent au manoir familial après la mort de leur grand mère, et celle de Caroline, jeune américaine au début du XXème siècle.

Erica et Beth ont passé les étés de leur enfance dans le manoir familial. Un beau jour, leur cousin Henry s’est volatilisé; depuis, Beth se morfond dans une dépression sévère… des années plus tard, à la mort de leur grand-mère, les deux soeurs se retrouvent à nouveau au manoir, et Erica va tenter de percer le mystère de la disparition d’Henry en espérant que ça soulagera Beth de sa peine. En plus de ce premier « secret » de famille, elle va se mettre sur la piste d’un second secret, beaucoup plus ancien, qui concerne leur arrière-grand-mère Caroline. Erica est la narratrice de cette partie du récit.

L’autre partie du roman est racontée à la troisième personne, et concerne justement Caroline, que nous suivons des années 1902 à 1905 (de ses 18 à ses 21 ans). New-Yorkaise d’origine aisée mais sans autre famille qu’une tante qui ne l’aime pas, Caroline se marie avec un jeune homme d’une condition sociale bien inférieure à la sienne, puisqu’il tient un ranch dans l’Ouest américain. Obligée de le suivre là-bas, l’auteure nous dépeint son adaptation à la vie dans l’Ouest, très différente de ce qu’elle connaissait à New York.

L’ensemble du récit est très agréable à suivre – il faut dire que les histoires de secrets de familles qui courent sur plusieurs générations, j’adore. Pourtant, je trouve l’intérêt des deux intrigues assez inégal: j’ai été vraiment plus intéressée par l’histoire de Caroline et sa vie avec son mari Corin. Le secret sur le cousin d’Erica et Beth n’était pas forcément nécessaire et c’est cette partie-là qui me fait dire que le roman n’est pas aussi bon qu’un Kate Morton; le secret de Caroline se suffisait à la lui-même, je trouve. (Cela dit, le roman reste un bon récit pour quiconque aime ce genre d’histoires!).

Au niveau des personnages, Erica est la narratrice mais le vrai personnage principal, pour moi, c’est Caroline. J’ai beaucoup aimé la suivre, même si mon estime pour elle n’est pas allée en grandissant au fil du roman: privée d’affection par sa tante, elle fait un mariage d’amour et je l’ai admirée pour ça. Elle a eu le cran, à une époque où c’était loin d’être évident, de faire fi des convenances, de choisir un mari moins riche qu’elle et de le suivre loin de la ville, dans un ranch isolé. J’attendais de voir comment elle allait parvenir à s’adapter  cette nouvelle vie.. toute l’astuce résidant dans le fait que finalement, elle ne s’y adapte justement pas. En épousant Corin, elle n’avait absolument pas pris la mesure de la différence de style de vie entre eux, et s’ils s’aiment, elle va vite déchanter, tout en ayant beaucoup de mal à se départir de ses préjugés liés à son éducation « de la haute » (par exemple, les indiens sont des brutes qu’il ne faut pas fréquenter… Dommage, son mari en emploie). C’est un beau tableau de ce que pouvait être la vie à cette époque-là et j’ai vraiment beaucoup aimé tous les chapitres la concernant, même si je suis très loin de respecter ses choix.

En bref, si les deux récits auraient pu être d’un intérêt similaire, j’ai bien accroché à ce roman que je conseille aux amateurs de Kate Morton, même s’il est un peu moins bon ^^

En résumé:  Image6

19 réflexions au sujet de « L’héritage – Katherine Webb »

  1. Je l’ai acheté cet été et je sais déjà qu’il va me plaire avec tout ce que tu dis là car : j’aime aussi Kate Morton, j’adooooore les secrets de famille. Je me suis donc pas trompée avec mon envie de découvrir cette auteure.

  2. J’aime beaucoup Kate Morton… et j’ai ce livre depuis quelques temps dans ma PAL, on moins deux bonnes raisons de m’atteler au plus vite à cette lecture !

  3. Humf, je vois que tout le monde de Kate Morton mais je ne la connais que de nom, un de ses titres à me conseiller en priorité ?

  4. Bon, j’ai vu le nom Kate Morton et ça m’a tout de suite interpellé! Si c’est du même genre, je le découvrirais bien 🙂 (et pourtant, j’ai encore plein de livres de Kate Morton à découvrir car je n’ai lu que The secret keeper!)

  5. C’est une auteure que j’ai très envie de découvrir. Elle a l’air réputé pour ces mystères et ces secrets de famille. 🙂 A tester! Jolie chronique. ^^

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