Cendres (Pure, tome 3) – Julianna Baggott

pure 3

Synopsis

Si Partridge avait pour intention de dévoiler au monde les mensonges de son père, les choses se révèlent bien plus complexes une fois aux commandes du Dôme. Alors qu’une nouvelle ère se profile, les intérêts de chacun divergent: faut-il sauver des vies, se venger, prendre le pouvoir? se serrer les coudes ou se tourner le dos à jamais? Pressia, Bradwell et El Capitan devront faire des choix cruciaux s’ils veulent qu’un nouveau monde renaisse des cendres.

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Mon avis:

Un dernier tome qui clôture une saga dystopique à découvrir absolument: aboutie, maîtrisée, sombre et parfaitement écrite, ce serait vraiment dommage de passer à côté! Elle change complètement de tout ce que j’ai pu lire en littérature YA – en fait, c’est plus de la littérature adulte pour moi.

On retrouve les personnages là où on les avait laissés: Pressia, Bradwell et El Capitan à Newgrange, Partridge et Lyda dans le Dôme. Partridge est désormais à la tête du Dôme, et prévoit de révolutionner les choses. Pourtant, tout le long du livre, il va se faire manipuler par les hommes qui faisaient partie de l’équipe dirigeante avec son père, et malgré des intentions louables, il ne parvient pas à mettre en place les changements qu’il espérait. Je ne sais pas si je devais être déçue par lui ou non: il reste très jeune et tente visiblement de faire ce qu’il peut. Peut-on réellement le blâmer lui? Il a bien sûr sa part de responsabilité, mais le contexte étant ce qu’il est, il est loin d’être le seul coupable, même s’il aurait pu arranger les choses. J’ai lu sur Goodreads que pour lui, « l’enfer est pavé de bonnes intentions », c’est tout à fait ça. Il est clair en tout cas que l’évolution de son personnage n’est pas réjouissante et ne correspond pas à ce qu’on pouvait attendre de lui; on espère tout au long du livre qu’il va se réveiller. De son côté, Lyda reste fidèle à ce qu’elle était devenue dans le tome 2, une jeune fille élevée dans l’opulence à qui on a ouvert les yeux et désormais révoltée par le système. J’ai beaucoup apprécié sa force de caractère.

A l’extérieur du Dôme, les relations entre Bradwell, Pressia et El Capitant s’étaient précisées à la fin du tome 2, mais Pressia ayant trahi la volonté de Bradwell en le sauvant contre son gré à la fin de Fusion, ils ne se parlent pratiquement pas de tout le tome 3. Bradwell m’a agacée, je l’ai trouvé trop buté, limite immature. Pressia est (comme dans toute la saga) admirable, c’est une héroïne très forte, son personnage est vraiment bien défini.

L’intrigue de ce tome tourne autour de deux éléments: Partridge va-t-il réussir à renverser la situation créée par son père au sein du Dôme? Pressia, El Capitan et Bradwell vont-ils le détruire?. La fin de l’histoire est particulière: sombre (comme c’est rarement le cas, le changement fait du bien) mais pleine d’espoir en même temps, tout en étant très ouverte. C’est à double tranchant: le lecteur est libre de l’interpréter comme il l’entend, mais on aurait aimé avoir un peu plus d’éléments quand même (je suis, pour ma part, remplie d’espoir pour El Capitan ^^). Ce qui m’embête un peu, c’est qu’avec cette fin ouverte, certaines questions restent sans réponse. Mais cela reste malgré tout une saga d’une force rare, une des meilleures (la meilleure, en fait) dystopie que j’ai pu lire, vraiment à lire pour les amateurs du genre (ou de post-apo)!

En résumé: Image7

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