La maison des damnés – Richard Matheson

Titre: La maison des damnés

Auteur: Richard Matheson

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Synopsis:

Passer une semaine dans une maison réputée hantée depuis trente ans : telle est la mission confiée au Dr Barrett et à une équipe de spirites par un milliardaire mourant, qui s’intéresse de près à la survie de l’âme. Mission que le parapsychologue s’empresse d’accepter, y voyant là l’occasion de triompher des « maléfices » et de vérifier ses théories scientifiques sur l’existence d’une vie après la mort. Arrivés sur place, les investigateurs se rendent compte que le lieu est à la hauteur de sa réputation : résonnant des crimes et des orgies qu’elle a accueillis par le passé, la maison Belasco semblait n’attendre qu’eux.

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Mon avis:

Je voulais découvrir Richard Matheson depuis un moment, c’est chose faite avec La maison des damnés (en attendant que je commence Par delà la légende). Comme le titre l’indique, nous sommes en plein dans une histoire de maison hantée.

L’auteur remplit parfaitement le cahier des charges du genre, avec une vieille bâtisse isolée à l’histoire sombre, un petit groupe qui arrive dans l’espoir de prouver que la maison n’est pas hantée (ou de la libérer de la hantise), des manifestations paranormales… Au niveau des personnages, même chose, ce sont des clichés du genre, avec le chercheur carthésien qui ne croit pas aux fantômes, sa femme sensible (et un peu cruche mais au passé douloureux), une médium et un survivant de la précédente « expédition » dans la maison, trente ans auparavant.

Je dois dire que si l’histoire se lit facilement, elle ne m’a pas emballée plus que ça. C’est très classique, que ce soit sur la forme ou sur le fond, et reste très loin de Le secret de Crickley hall de James Herbert (qui est pour moi le must du roman de maison hantée). Le traitement de l’histoire m’a pas mal évoqué Maison hantée de Shirley Jackson, tout en étant meilleur, peut-être parce que les deux livres ont été écrits à peu près à la même époque?

J’ai encore remarqué (mais peut-être que je suis parano et que c’est dans ma tête…) une certaine misogynie dans l’écriture, surtout au début du roman, notamment avec le personnage d’Edith. qui n’a aucune consistance. C’est quelque chose que je note souvent dans des livres assez « anciens » (celui-ci date de 1971), peut-être que ceci explique celà? En tout cas, c’est une sensation que je n’ai jamais eue en lisant un livre « contemporain »… peut-on en déduire que les mentalités auraient changé? 🙂

En bref, un livre agréable à lire mais loin de transcender le genre.

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